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Le deuil : traverser les étapes et retrouver un chemin

Oct 3
7 min read

Aujourd’hui, je voudrais aborder avec vous un sujet différent. Un sujet plus intime. Plus délicat aussi. Le deuil. Parce qu’un jour ou l’autre, nous sommes tous confrontés à la perte. La perte d’un parent. D’un conjoint. D’un ami. D’un enfant parfois. Et derrière ce simple mot, deuil, se cachent des réalités profondément différentes. Alors aujourd’hui, je ne vais pas vous expliquer comment « réussir » un deuil. Je ne crois pas que l’on réussisse un deuil. Je ne vais pas non plus vous expliquer comment oublier.

Parce que lorsqu’une personne a compté dans notre vie, l’objectif n’est pas de l’effacer.

Je voudrais plutôt vous parler d’un chemin.

Celui qui permet, progressivement, de passer de l’absence qui envahit tout…

à une présence intérieure avec laquelle il devient possible de continuer à vivre.

 

 

Lorsqu’un être cher disparaît, quelque chose se brise dans notre réalité. Pendant quelque temps, notre esprit peut même avoir du mal à comprendre ce qui vient de se produire. Nous savons…

mais nous ne réalisons pas encore complètement. Nous pouvons continuer à penser : « Il faut que je lui raconte ça. » Nous pouvons entendre un bruit et, pendant une fraction de seconde, imaginer que cette personne va entrer dans la pièce. Nous pouvons saisir notre téléphone avec l’envie de l’appeler. Puis la réalité revient.

Elle n’est plus là.

Et cette confrontation peut être extrêmement douloureuse. On parle souvent des étapes du deuil : le déni, la colère, la négociation, la tristesse puis l’acceptation. Ces repères peuvent nous aider à mettre des mots sur certaines expériences, mais ils ne constituent pas un programme que chacun suivrait dans cet ordre. Le deuil est beaucoup plus personnel que cela. On peut se sentir relativement apaisé un jour… et être submergé le lendemain. On peut ressentir de la tristesse.

Puis de la colère. Puis même rire… et culpabiliser. Il n’existe pas une bonne manière de vivre un deuil. Il existe votre manière. Votre histoire. Votre relation avec la personne disparue.

Et votre propre rythme.


C’est une idée importante dans la philosophie que je développe avec Vos 22 Énergies. À travers mon approche de la numérologie de la date de naissance en base 22, mise en relation avec les 22 arcanes majeurs du Tarot de Marseille, je cherche à mieux comprendre les dynamiques qui nous traversent. Non pour prédire notre destin. Non pour décider à notre place. Mais pour mettre davantage de conscience sur notre manière de vivre les événements. Et face au deuil, cette connaissance de soi peut nous rappeler quelque chose d’essentiel : nous n’avons pas tous les mêmes ressources, ni les mêmes besoins pour traverser une épreuve.

Certains ont besoin de parler. D’autres ont besoin de silence. Certains ont besoin d’être entourés.

D’autres ressentent le besoin de se retirer quelque temps. Certains ont besoin de comprendre.

D’autres simplement de ressentir. Il ne s’agit donc pas de chercher à faire comme les autres. Il s’agit d’apprendre à reconnaître ce qui, en nous, a besoin d’être accueilli.

 

 Dans le Tarot de Marseille, un arcane me semble évidemment incontournable lorsque nous parlons de deuil. L’arcane XIII. Cette carte impressionne souvent. Parce qu’elle évoque la fin, la coupure, la transformation. Mais elle nous rappelle aussi une réalité fondamentale de l’existence :

certaines choses prennent fin. Et nous n’avons pas toujours le pouvoir de l’empêcher. En revanche, nous pouvons progressivement apprendre à vivre avec ce qui a changé. Et cette nuance est essentielle. Accepter ne signifie pas approuver. Accepter ne signifie pas dire : « Ce qui s’est passé est juste. » Accepter signifie peu à peu reconnaître : « Cette réalité existe désormais, même si je ne l’ai pas choisie. » Et cela peut demander énormément de temps. Alors ne demandez pas à quelqu’un qui souffre de « passer à autre chose ». Et ne vous demandez pas cela à vous-même. Parce que nous ne passons pas nécessairement à autre chose. Nous apprenons plutôt à avancer avec autre chose en nous.


Il existe ensuite une étape particulièrement difficile : l’absence. Le monde continue. Les gens retournent travailler. Les conversations ordinaires reprennent. Les voitures circulent. Les magasins ouvrent. Les gens rient. Et parfois, lorsque nous sommes endeuillés, nous pouvons ressentir une forme d’incompréhension : « Comment le monde peut-il continuer alors que le mien vient de s’arrêter ? » Cette sensation est profondément humaine. Et c’est ici que j’aimerais évoquer L’Hermite. L’Hermite avance lentement. Sa lumière n’éclaire pas toute la route. Elle éclaire seulement quelques pas. Et dans certaines périodes de notre vie, c’est largement suffisant.

Lorsque la douleur est trop importante, inutile de vous demander : « Comment vais-je vivre les dix prochaines années sans cette personne ? » La question est beaucoup trop grande. Demandez-vous plutôt : « Comment vais-je traverser aujourd’hui ? » Puis demain viendra. Et vous vous occuperez de demain. Parfois, avancer consiste simplement à faire le prochain pas. Se lever.

Manger. Sortir quelques minutes. Répondre à un message. Accepter la présence d’un proche.

Dormir. Puis recommencer. Ce sont de petites choses. Mais dans certaines périodes, les petites choses sont déjà de grandes victoires.

 

Et puis, progressivement, quelque chose peut commencer à changer. La douleur ne disparaît pas forcément. Mais elle cesse peu à peu d’occuper tout l’espace. Un souvenir revient… et pour la première fois, il provoque un sourire avant de provoquer des larmes. Une photographie que l’on ne pouvait plus regarder redevient accessible. On prononce le prénom de la personne disparue sans que tout s’effondre immédiatement. Et peut-être qu’à cet endroit du chemin apparaît une autre énergie du Tarot de Marseille : L’Étoile. L’Étoile ne nous demande pas d’oublier la nuit.

Elle nous rappelle simplement que, même dans la nuit…il existe encore une lumière. Et cette lumière peut prendre des formes extrêmement simples. Une personne qui nous tend la main.

Un enfant qui rit. Un paysage. Une musique. Une conversation. Un projet. Ou simplement ce matin où, sans vraiment savoir pourquoi, nous ressentons à nouveau l’envie de faire quelque chose. Et cette envie peut parfois provoquer de la culpabilité.

« Ai-je le droit d’aller mieux ? »

« Ai-je le droit de rire ? »

« Ai-je le droit d’aimer à nouveau ? »

« Est-ce que continuer à vivre signifie que je suis en train d’oublier ? »

Non. Continuer à vivre n’efface pas ce qui a existé. Retrouver de la joie n’est pas une trahison.

Le lien avec une personne disparue peut changer de forme sans disparaître de notre histoire.

 

Je voudrais maintenant vous proposer un exercice très simple. Pas pour supprimer la douleur. Mais pour donner une place à ce qui a été vécu. Prenez une feuille. Et écrivez trois phrases.

La première : « Ce que cette personne m’a donné… » Puis laissez venir les mots. Une valeur.

Une manière de voir la vie. Une habitude. Une phrase. Un souvenir. Un rire. Une façon d’aimer.

Ensuite, écrivez : « Ce que notre histoire a changé en moi… » Et enfin : « Ce que je souhaite continuer à faire vivre de cette personne à travers ma propre vie… » Cette dernière question est importante. Parce qu’elle transforme progressivement notre regard. Nous ne sommes plus uniquement face à ce que nous avons perdu. Nous commençons également à regarder ce que nous avons reçu. Et personne ne peut nous enlever cela.

 

 Dans la méthode Vos 22 Énergies, j’utilise les symboles et les énergies associés aux arcanes comme des outils de compréhension et de réflexion. Et lorsqu’on traverse un deuil, nous pouvons symboliquement rencontrer plusieurs de ces énergies. L’Arcane XIII, lorsque quelque chose se termine et transforme profondément notre existence. L’Hermite, lorsque nous devons avancer lentement et retrouver notre propre lumière. Tempérance, lorsque nous réapprenons progressivement à laisser circuler nos émotions et à retrouver un nouvel équilibre. Et peut-être enfin… Le Soleil. Non pas parce que tout serait redevenu comme avant. Cela ne sera jamais exactement comme avant. Mais parce qu’un jour, nous pouvons découvrir quelque chose d’essentiel : la vie est encore là. Et nous aussi.

 

Alors, quelle est la sortie du deuil ? Je ne suis pas certain que le mot sortie soit tout à fait juste.

Parce qu’il pourrait laisser croire qu’un jour nous fermons une porte et que tout est terminé.

Je préfère parler de transformation du lien. Au début, nous souffrons principalement de ce qui n’est plus. Puis, avec le temps, nous pouvons aussi apprendre à vivre avec ce qui reste. Les souvenirs. Les valeurs transmises. Les moments partagés. Ce que cette personne a changé en nous. La trace qu’elle laisse dans notre manière d’aimer, de penser, de rire ou de regarder le monde. Et peut-être qu’un jour nous comprenons ceci : continuer notre chemin ne signifie pas abandonner ceux qui ne peuvent plus marcher physiquement à nos côtés.

Nous pouvons avancer… et continuer à les porter autrement.

 

 Si vous traversez actuellement un deuil, ne vous imposez pas de calendrier.

Accordez-vous le droit d’être triste.

Le droit d’être en colère.

Le droit de ne pas comprendre.

Le droit de demander de l’aide.

Et aussi, lorsque le moment viendra…le droit d’aller mieux.

Et si la souffrance devient trop lourde ou durable au point de vous empêcher de fonctionner, n’hésitez pas à vous tourner vers un professionnel formé à l’accompagnement du deuil. Demander de l’aide est aussi une manière de prendre soin de soi.

Les 22 Énergies, la numérologie de la date de naissance et les symboles du Tarot de Marseille peuvent nous offrir des supports pour réfléchir à ce que nous traversons.

Mais ils ne remplacent ni le temps, ni la présence humaine, ni l’écoute, ni l’accompagnement lorsque celui-ci devient nécessaire.

Ils peuvent simplement nous aider à poser une lumière différente sur notre chemin.

Et aujourd’hui, je voudrais vous laisser avec cette pensée : nous ne choisissons pas toujours les séparations que la vie nous impose.

Mais, progressivement, nous pouvons choisir ce que nous allons faire de l’amour, des souvenirs et de tout ce qui nous a été transmis.

Parce qu’une personne peut ne plus être présente dans notre quotidien… et continuer pourtant à avoir une place dans notre vie.


Je vous retrouve très bientôt pour un nouvel article de Vos 22 Énergies.

D’ici là, prenez soin de vous.

Prenez soin de ceux qui sont là.

Et lorsque vous pensez à ceux qui sont partis…n’oubliez pas tout ce qu’ils ont laissé vivant en vous.

À très bientôt.

David — Vos 22 Énergies

 

 

 
 
 

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