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Apprendre à dire non sans culpabiliser

Oct 6
7 min read

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un tout petit mot.

Trois lettres seulement.

Un mot que nous avons appris très tôt dans notre enfance…

et que, paradoxalement, certains d’entre nous ont de plus en plus de mal à prononcer en devenant adultes.

Ce mot, c’est :NON.

Non, je ne peux pas.

Non, je ne suis pas disponible.

Non, cela ne me convient pas.

Non, je ne suis pas d’accord.

Non, je ne veux pas.

Cela semble simple.

Et pourtant…combien de fois avez-vous dit oui, alors qu’au fond de vous, tout disait non ?

Oui pour rendre service.

Oui pour ne pas décevoir.

Oui pour éviter un conflit.

Oui parce que vous aviez peur de ce que l’autre allait penser.

Oui parce que vous ne vouliez pas paraître égoïste.

Et puis, quelques minutes plus tard, cette petite phrase intérieure arrive : « Pourquoi est-ce que j’ai encore accepté ? »

C’est précisément de cela dont nous allons parler aujourd’hui.

Comment apprendre à dire non...sans se sentir coupable.

 

Il existe une idée que j’aimerais poser immédiatement.

Dire non à quelqu’un ne signifie pas nécessairement rejeter cette personne.

Cela signifie parfois simplement que nous reconnaissons nos propres limites.

Et une limite n’est pas une agression.

Une limite est une information.

Elle dit :

« Voilà ce que je peux faire. »

« Voilà ce que je ne peux pas faire. »

« Voilà ce qui est juste pour moi aujourd’hui. »

Et cette notion est particulièrement intéressante dans l’approche que je développe avec Vos 22 Énergies.

À travers la numérologie de la date de naissance en base 22, mise en relation avec les 22 arcanes majeurs du Tarot de Marseille, nous pouvons observer différentes dynamiques de notre personnalité.

Certaines personnes vont naturellement chercher l’harmonie.

D’autres auront besoin d’être utiles.

Certaines pourront ressentir fortement les émotions des autres.

D’autres auront un grand besoin de reconnaissance.

Certaines encore auront beaucoup de difficulté à supporter l’idée de décevoir.

Et toutes ces qualités peuvent être magnifiques.

Mais une qualité utilisée sans limite peut parfois devenir une source de déséquilibre.

Être disponible pour les autres est une qualité.

Être incapable de ne pas l’être…c’est différent.

 

Prenons une situation très simple.

Un collègue vous demande :

« Tu pourrais terminer ce dossier pour moi ce soir ? »

Vous aviez prévu de rentrer tôt.

Vous êtes fatigué.

Vous avez déjà beaucoup travaillé.

Votre première réaction intérieure est très claire : « Non. »

Et pourtant, vous entendez votre bouche répondre : « Oui, bien sûr. »

Pourquoi ?

Parce qu’entre votre ressenti et votre réponse, une pensée s’est glissée.

« Il va penser que je ne suis pas sympa. »

Ou :

« Si je refuse, il ne m’aidera plus la prochaine fois. »

Ou encore :

« Je dois montrer que l’on peut compter sur moi. »

Et voilà quelque chose d’essentiel.

Ce n’est pas toujours le non qui nous fait peur.

C’est souvent ce que nous imaginons qu’il va provoquer.

Le jugement.

Le rejet.

Le conflit.

La déception.

Alors nous préférons parfois nous décevoir nous-mêmes…pour éviter de décevoir quelqu’un d’autre.

Et lorsque cela devient systématique, notre énergie finit par en payer le prix.

 

Dans le Tarot de Marseille, un arcane me semble particulièrement intéressant pour aborder cette question :

La Justice.

La Justice nous renvoie notamment à une notion d’équilibre.

Et cet équilibre ne concerne pas uniquement ce que nous donnons aux autres.

Il concerne également ce que nous nous accordons à nous-mêmes.

Alors lorsque quelqu’un vous demande quelque chose, essayez de ne plus vous poser uniquement cette question : « Est-ce que je peux le faire ? »

Posez-vous également : « Quel sera le prix de ce oui pour moi ? »

Parce que techniquementoui, vous pouvez peut-être accepter.

Vous pouvez travailler deux heures supplémentaires.

Vous pouvez annuler votre soirée.

Vous pouvez rendre encore un service.

Vous pouvez repousser votre propre projet.

Mais la question n’est pas seulement de savoir si vous pouvez.

La question est : est-ce juste pour vous ?

Et c’est là que commence la notion de limite.

 

Il existe une autre énergie très intéressante sur ce sujet : La Force.

Nous l’avons déjà rencontrée dans plusieurs épisodes.

Et ce n’est pas un hasard.

Parce que La Force ne nous parle pas nécessairement de domination.

Elle peut nous parler de maîtrise.

De présence.

D’une puissance qui n’a pas besoin de devenir agressive.

Et c’est exactement ce dont nous avons besoin pour dire non.

Parce qu’il existe une croyance très répandue : pour poser ses limites, il faudrait devenir dur.

Non.

Vous pouvez être profondément bienveillant…et parfaitement ferme.

Vous pouvez dire :

« Je comprends ta situation, mais je ne pourrai pas être disponible. »

Vous pouvez dire :

« Merci d’avoir pensé à moi, mais je préfère décliner. »

Ou tout simplement :

« Non, ce n’est pas possible pour moi. »

Sans colère.

Sans agressivité.

Et surtout…sans rédiger une plaidoirie de vingt minutes pour justifier votre décision.

Parce que nous faisons parfois quelque chose d’assez amusant.

Nous disons non…puis nous nous lançons immédiatement dans une explication interminable.

« Non, parce que tu comprends, normalement j’aurais pu, mais là cette semaine… et puis hier… et demain… »

Pourquoi ?

Parce qu’au fond, nous cherchons encore à obtenir l’autorisation de dire non.

Mais une limite saine n’a pas toujours besoin d’être approuvée par l’autre pour être légitime.

 

 

Alors évidemment, une question arrive :« Mais si la personne le prend mal ? »

C’est possible.

Et c’est ici qu’une distinction devient essentielle.

Vous êtes responsable de la manière dont vous formulez votre réponse.

Vous pouvez choisir le respect.

La douceur.

La clarté.

Mais vous n’êtes pas entièrement responsable de la manière dont l’autre va recevoir cette réponse.

Et accepter cela peut être extrêmement libérateur.

Parce que vouloir contrôler en permanence la réaction des autres nous condamne souvent à ne plus respecter nos propres besoins.

 

 

J’aimerais maintenant vous parler de Tempérance.

Tempérance évoque notamment la circulation et l’équilibre.

Et imaginez votre énergie comme deux récipients.

Dans l’un, il y a ce que vous donnez.

Dans l’autre, ce qui vous nourrit.

Si vous donnez constamment…du temps, de l’attention, de l’écoute, de l’énergie, de la disponibilité… sans jamais laisser l’autre récipient se remplir…que va-t-il se passer ?

À un moment…vous serez vide.

Et lorsque nous sommes vides, nous finissons parfois par reprocher aux autres ce que nous leur avons pourtant donné nous-mêmes.

« Personne ne pense à moi. »

« On me demande toujours quelque chose. »

« Tout le monde profite de ma gentillesse. »

Peut-être.

Mais il existe aussi une question difficile et très importante :« Est-ce que j’ai appris aux autres où se trouvaient mes limites ? »

Parce que les autres ne peuvent pas toujours deviner ce que nous n’exprimons jamais.

 

 

Et c’est ici que la méthode Vos 22 Énergies prend tout son sens.

Mieux connaître ses dynamiques personnelles permet aussi de repérer les situations dans lesquelles nous avons tendance à abandonner notre propre position.

Pourquoi est-ce que je dis oui ?

Est-ce réellement par générosité ?

Ou parce que j’ai peur de ne plus être aimé ?

Est-ce parce que j’ai envie d’aider ?

Ou parce que j’ai besoin de me sentir indispensable ?

Est-ce parce que cela me fait plaisir ?

Ou parce que je ne supporte pas l’idée que quelqu’un puisse être déçu par moi ?

Vous voyez la différence ?

Extérieurement, le comportement peut être exactement le même.

Vous dites oui.

Mais intérieurement…l’énergie qui produit ce oui est totalement différente.

Et mieux se connaître permet justement de faire cette distinction.

 

 Je voudrais vous proposer un exercice très simple.

Pendant une semaine, avant de répondre à une demande qui vous engage réellement, ne dites pas immédiatement oui.

Utilisez une phrase extrêmement utile :« Je vais regarder et je te réponds. »

C’est tout.

Vous créez un espace.

Quelques minutes.

Une heure.

Une journée lorsque c’est possible.

Puis posez-vous trois questions :Est-ce que j’ai réellement envie de dire oui ?

Si j’accepte, qu’est-ce que cela va me demander en temps et en énergie ?

Et enfin :si je savais que l’autre ne me jugerait pas, quelle serait ma véritable réponse ?

Cette troisième question peut être très révélatrice.

Parce qu’elle sépare progressivement ce que vous voulez…de ce que vous avez peur que l’autre pense.

 

Et puis, si la réponse est non…essayez de dire non simplement.

Sans inventer une excuse.

Sans mentir.

Sans vous excuser dix fois.

Par exemple :

« Merci de me l’avoir proposé, mais je ne serai pas disponible. »

Ou :

« Je comprends que ce soit important pour toi, mais je ne peux pas m’engager là-dessus. »

Et observez ce qui se passe en vous.

Peut-être ressentirez-vous une petite tension.

Une culpabilité.

L’envie de revenir sur votre décision.

C’est normal.

Vous êtes peut-être simplement en train de modifier une habitude ancienne.

Alors ne cherchez pas à supprimer immédiatement cette culpabilité.

Observez-la.

Et demandez-vous : « Est-ce que j’ai réellement fait quelque chose de mal… ou est-ce simplement inhabituel pour moi de me choisir aussi ? »

Cette question peut changer énormément de choses.

 

 Et j’aimerais terminer avec Le Soleil.

Parce que poser des limites ne sert pas à construire des murs entre nous et les autres.

Au contraire.

Des limites claires peuvent rendre les relations beaucoup plus authentiques.

Lorsque je sais que je peux vous dire non…mon oui prend davantage de valeur.

Parce que vous savez que lorsque je dis oui, je le pense réellement.

Je ne suis pas là par obligation.

Je ne suis pas là parce que j’ai peur de vous décevoir.

Je suis là parce que je l’ai choisi.

Et peut-être que la véritable générosité commence justement ici.

Donner librement plutôt que donner sous la contrainte de notre propre culpabilité.

 

 

C’est aussi toute la philosophie que je souhaite transmettre avec Vos 22 Énergies.

Votre date de naissance en base 22 peut vous apporter des clés de compréhension.

Les 22 arcanes majeurs du Tarot de Marseille peuvent devenir des miroirs symboliques de certaines dynamiques qui vous traversent.

Mais ces outils ne sont pas là pour décider à votre place.

Ils sont là pour vous aider à mieux comprendre pourquoi vous choisissez.

Parce que plus nous nous connaissons…plus nous pouvons agir consciemment.

Et plus nous agissons consciemment…moins nous sommes prisonniers de nos automatismes.

Alors aujourd’hui, je vous laisse avec une question.

À quoi dites-vous régulièrement oui dans votre vie alors qu’au fond de vous, vous aimeriez dire non ?

Une personne ?

Une obligation ?

Une habitude ?

Une situation professionnelle ?

Prenez simplement le temps de l’identifier.

Et rappelez-vous :dire non ne signifie pas nécessairement être contre l’autre.

Parfois…dire non à quelque chose, c’est simplement commencer à dire oui à soi-même.


Je vous retrouve très bientôt pour un nouvel article de Vos 22 Énergies.

D’ici là, respectez votre énergie.

Respectez vos limites.

Continuez à être généreux avec les autres…mais n’oubliez pas de l’être également avec vous-même.

Et surtout…faites en sorte que vos oui soient de vrais oui.

À très bientôt.

David — Vos 22 Énergies

 

 

 

 

 

 

 
 
 

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